6 Belges sur 10 estiment que la voiture pèse davantage sur le budget familial
« Nous ne roulons pas forcément moins, mais différemment »
La hausse des prix des carburants ne pousse pas les Belges à réduire massivement leurs déplacements en voiture, mais les incite à utiliser leur véhicule de manière plus réfléchie. Six automobilistes belges sur dix déclarent que le coût total de la voiture pèse aujourd’hui davantage sur le budget familial qu’auparavant. Il ne s’agit pas seulement du prix à la pompe ou à la borne de recharge, mais aussi des frais d’entretien, des pneus, des assurances, du stationnement et d’autres dépenses qui rendent la voiture plus coûteuse. Les automobilistes combinent donc plus souvent leurs déplacements, renoncent plus facilement aux courts trajets et cherchent davantage à réduire leur consommation. C’est ce qui ressort d’une nouvelle enquête* menée par Auto5 auprès de 809 automobilistes belges.
« La voiture reste indispensable pour beaucoup de personnes, mais son utilisation est devenue moins automatique », explique Olivier Renard, porte-parole d’Auto5. « Pour un déplacement qui se faisait autrefois systématiquement en voiture, les automobilistes se demandent aujourd’hui plus souvent s’il est vraiment nécessaire, s’il peut être combiné avec un autre trajet ou s’il est possible de rouler de manière plus économique. »
L’enquête montre que plus de la moitié des automobilistes prennent moins facilement leur voiture pour des trajets courts ou non essentiels. La voiture ne disparaît toutefois pas du quotidien. L’augmentation de son coût ne pousse pas massivement les automobilistes vers les transports en commun. Quatre personnes sur dix optent plus souvent pour le vélo, les transports en commun ou la marche pour certains déplacements, mais seuls un quart envisagent plus souvent le train ou les transports en commun pour les vacances ou les city-trips. La voiture reste donc importante, mais son utilisation devient plus sélective.
En plus d’un usage plus sélectif, les automobilistes cherchent aussi d’autres moyens de réaliser des économies. Près de sept sur dix regroupent davantage leurs courses ou leurs rendez-vous afin d’éviter plusieurs déplacements. Beaucoup font également le plein ou rechargent leur véhicule à des moments plus avantageux, tandis que plus de la moitié adoptent une conduite plus souple afin de réduire leur consommation de carburant.
Les plus grandes économies se trouvent sous le capot
Lorsqu’ils veulent économiser, souvent les automobilistes pensent d’abord au prix du carburant, mais une partie des économies dépend également de l’état technique du véhicule. La plupart en sont conscients. Plus de la moitié des automobilistes déclarent reporter moins facilement l’entretien, conscients que cela pourrait entraîner des coûts supplémentaires par la suite. Lors de l’achat de nouveaux pneus, la durée de vie et la consommation de carburant sont également prises de plus en plus en compte.
Il reste toutefois un important potentiel d’économies inexploité. Moins de la moitié des automobilistes contrôlent régulièrement la pression de leurs pneus et moins de trois sur dix font vérifier systématiquement le parallélisme de leur véhicule, alors que ces deux éléments peuvent avoir un impact sur la consommation ainsi que sur l’usure des pneus.
« Beaucoup d’automobilistes recherchent le carburant le moins cher, mais sans s’en rendre compte, ils peuvent encore réaliser des économies sous le capot. Une pression correcte des pneus, une bonne géométrie et un entretien effectué à temps permettent non seulement de réduire la consommation, mais aussi d’éviter des réparations plus coûteuses à long terme. C’est un point d’attention particulièrement important pour les jeunes automobilistes », conclut Olivier Renard.
Principaux résultats de l’enquête : comment les automobilistes belges essaient-ils d’économiser ? Impact sur le budget
Évolution des habitudes de conduite
L’entretien comme source d’économies
|
*Enquête en ligne réalisée pour le compte d’Auto5 entre le 8 et le 18 mai 2026 auprès de 809 Belges, représentatifs selon la langue, le sexe, l’âge et le niveau de diplôme. La marge d’erreur maximale est de 3,02 %.
Pers / Presse - Sam Jaspers